jeudi 7 octobre 2010

Réalité augmentée : un projet de recherche pour le monde maritime

Le 07 janvier 2010 par Jean-François Preveraud
>>  Mots clés :  Transport, Recherche, Réalité virtuelle, DCNS
Rendre la navigation plus sûr en intégrant des informations numériques aux outils de vision directe des navigateur.
Rendre la navigation plus sûr en intégrant des informations numériques aux outils de vision directe des navigateur.
DCNS
Le projet de R&D SIGRAN, piloté par DCNS, qui veut mettre la réalité augmentée au service de la navigation, a reçu la double labellisation des Pôles Images & Réseaux et Mer Bretagne.
Le projet SIGRAN (Système d'Information Géographique et de Réalité Augmentée pour la Navigation), piloté par DCNS, a été labellisé fin 2009 par le Pôle de compétitivité à vocation mondiale Images & Réseaux. Il avait déjà obtenu la labellisation du Pôle de compétitivité à vocation mondiale Mer Bretagne au mois d’octobre dernier. Des labellisations qui attestent de la qualité et de la pertinence de ce projet de R&D.

L’objectif de SIGRAN est de rendre la circulation maritime plus sûre grâce à un outil d’aide à la navigation intégrant la réalité augmentée à la passerelle de commandement des navires. Il s’agit notamment de permettre de percevoir visuellement un autre navire à proximité, alors qu’il est dissimulé par le brouillard, une mauvaise visibilité ou la nuit.

Le projet de R&D SIGRAN, d’une durée de trois ans et d’un montant de 4 millions d’euros, devrait rendre possible la superposition, en temps réel, d'un modèle virtuel 3D, à la perception que les marins ont naturellement de la réalité. La réalité augmentée complètera leur perception du monde réel en y ajoutant des éléments virtuels, non perceptibles naturellement.

Tenir compte du déplacement du bateau

Anticipant la ‘‘passerelle du futur’’, SIGRAN s'attachera à résoudre un des problèmes clé de la réalité augmentée qui est celui du recalage entre le monde réel en mouvement et le monde virtuel, qui nécessite de calculer à chaque instant le point de vue réel de l’observateur, sa position, ses mouvements et son axe de vision et de former une image facile à interpréter dans son champ de vision.

SIGRAN proposera ainsi une aide à la navigation paramétrable, intégrée aux systèmes de navigation actuels, qui garantira au chef de quart, en veille extérieure, d’avoir une vision et une compréhension simplifiées des données utiles à la navigation et à la mission du navire, sans perturber les processus opératoires habituels.

L’exploitation du système SIGRAN permettra une meilleure gestion du stress des équipes passerelle en visibilité dégradée. Ce projet qui est ainsi une contribution au volet sécurité de la navigation du programme national ‘‘navire du futur’’, retenu au Grenelle de la Mer, doit déboucher sur la réalisation d’un démonstrateur en mer.

Ce démonstrateur préindustriel permettant dans un premier temps de fournir à l’opérateur en passerelle des images vidéo de l’environnement proche du navire acquises par une caméra embarquée, augmentées d’informations virtuelles synthétisées à partir de données cartographiques et de mesures des capteurs du navire. Dans une deuxième étape de ce projet, les informations virtuelles seront intégrées à la perception directe de l’opérateur (réalité augmentée en vision directe, par exemple à travers des jumelles ou une lunette).

Sept partenaires participent au projet :

  • 4 entreprises :
    DCNS, spécialiste des systèmes de défense, porteur du projet ;
    Sodena, éditeur de logiciels embarqués de systèmes de navigation ECDIS ;
    Clarté, centre de R&D en réalité virtuelle ;
    Arcure, intégrateur de solution de réalité augmentée ;
     
  • 3 centres de recherche :
    CEA - LIST qui mène au sein du CEA des recherches sur l’Intégration des Systèmes et des Technologies ;
    Ecole Centrale de Nantes - CERMA qui consacre ses recherches au thème des ambiances architecturales et urbaines et à leur représentation par des images de synthèse dans un contexte de réalité virtuelle et augmentée ;
    L’Université de Bretagne Sud - Laboratoire CRPCC (Centre de Recherches en Psychologie, Cognition et Communication) / Equipe LESTIC (Ergonomie des Systèmes, Traitement de l'Information et Comportement).

Les produits issus du programme de R&D SIGRAN pourront équiper tous les types de navires : militaires ; scientifiques ; de transport de passagers ou de marchandises.

Jean-François Prevéraud

jeudi 9 septembre 2010

Google TV : la TV connectée selon Google, en Europe début 2011

par ORDICONSULT, jeudi 9 septembre 2010, 11:57

Un système pour les connecter toutes. Eric Schmidt, patron de Google, s'est rendu à Berlin cette semaine pour présenter à l'ensemble de l'industrie de l'électronique grand public Google TV, le système d'exploitation que destine le numéro un mondial des moteurs de recherche à l'écran de télévision. Ce service de TV connectée, qui doit permettre d'accéder à l'ensemble des ressources du Web, sera lancé dès le mois d'octobre aux Etats-Unis. L'Europe devra pour sa part patienter quelques mois de plus : Eric Schmidt a en effet indiqué que Google TV ne serait pas commercialisé sur le Vieux Continent avant 2011.

 

Dévoilé en mai dernier, le projet Google TV ambitionne de doter les téléviseurs ou les boîtiers multimédia d'une couche logicielle leur permettant de se connecter et d'interagir avec les services Web - à commencer, bien sûr, par les produits maison tels que YouTube, qui a déjà dévoilé son interface dédiée à l'écran de TV.

« Vous ne voudriez pas d'un ordinateur qui n'ait pas un navigateur Internet aujourd'hui. Bientôt, vous ne voudrez plus d'une télévision sans navigateur », a promis Brittany Bohnet responsable du projet Google TV. Au centre du dispositif, on trouvera donc le navigateur maison, Chrome, installé sur la base du système Android et enrichi de tous les services développés par Google : recherche vocale ou sous-titrage automatique. Difficile de ne pas imaginer qu'à terme, Google TV s'ouvre également au kiosque d'applications Android Market ou à des interactions avec les téléphones munis du même système d'exploitation.

Pour distribuer Google TV, le moteur de recherche s'appuiera sur des partenaires issus du monde du hardware, au premier rang desquels Logitech, via un enregistreur numérique, et Sony, qui implémenta le système directement au sein de certaines de ses gammes de téléviseurs. LG et Samsung, qui planchent eux aussi sur le dossier des TV connectées, auraient également fait part de leur intérêt.

Comme il l'a fait dans le domaine de la téléphonie mobile avec Android, Google ambitionne ici de proposer une plateforme ouverte, sur laquelle chacun pourra venir greffer ses innovations ou ses propres services, rassurante en ceci qu'elle n'enferme aucun des partenaires dans une logique exclusive. Une démarche aux antipodes de celle retenue par Apple qui, autour de son Apple TV, construit un environnement fermé dans lequel les contenus n'arrivent qu'après négociations d'accords au cas par cas. Reste à voir comment Google tirera profit de la position centrale qu'il souhaite occuper.

mercredi 7 juillet 2010

Assistance à la conduite et Réalité Augmentée sur iPhone

Catégorie: Mobilité, Réalité Augmentée, Systèmes de reconnaissance
La réalité augmentée à le vent en poupe, les applications mobiles également, tout comme les systèmes de GPS pour assister à la conduite.
Mélanger le tout et vous pouvez proposer une technologie innovante d’assistance à la conduite en réalité augmentée sur mobile à moindre frais, même si vous êtes une petite startup…
Les fonctionnalités de cette application de réalité augmentée d’assistance à la conduite sur mobile :
  • tracé de la voie sur laquelle on roule
  • mesure de la largeur de la voie de circulation
  • détection des autres véhicules, piétons et obstacles sur sa voie
  • mesure de la distance avec le véhicule qui nous précède ou de tout autre obstacle en approche
  • distinction entre les véhicules sur sa voie (en rouge) ou les autres voies de circulation (en vert)
Présentation de la configuration de cette application de réalité augmentée pour iPhone :
Cette application mobile est téléchargeable sur votre iPhone !
Lien vers la société imaGinyze qui a développé et propose cette application d’assistance à la conduite en réalité augmentée sur mobile.

jeudi 1 juillet 2010

Réalité augmentée : les solutions gagnent en maturité

Realité augmentée : les solutions gagnent en maturité

Edition du 01/07/2010 - par Benjamin Vauchel
« La réalité augmentée va changer la façon dont nous interagissons avec le monde [...] C'est magique en quelque sorte ! ». Cette phrase de Ori Inbar, président et fondateur du consortium de la réalité augmentée résume l'état d'esprit de l'événement organisé par l'Echangeur à propos de la réalité augmentée qui s'est déroulé le 29 juin à Paris.
Les idées se bousculent et on constate beaucoup d'enthousiasme dans ce domaine. La réalité augmentée (RA), que beaucoup considéraient encore comme un gimmick l'année dernière, a pris une autre dimension cette année avec les premières applications commerciales « sérieuses ».

Et les résultats sont bons. Ainsi Olivier Audouze, directeur marketing de Total Immersion, un des fournisseurs leaders du marché (voir sa bluffante réalisation pour la présentation des métiers d'Alstom, la vidéo est longue mais vaut vraiment le visionnage), considère la RA comme un futur média en puissance : « La réalité augmentée est en train de s'installer comme un média à part entière ».[...]

Crédit photo : D.R



Ce constat est aussitôt corroboré par Catherine Colin, fondatrice de Madeindesign.com, qui utilise une solution de RA sur son site internet : « La réalité augmentée stimule le storytelling [ l'art de raconter une histoire pour mieux vendre ou susciter l'adhésion]! ». En effet, l'installation d'une solution de RA fournie par Playviz, qui permet d'aménager virtuellement son appartement ou sa maison avec les produits vendus sur le site, lui a permis de doper son taux de transformation des ventes à près de 8%.

D'autres, comme Hervé Pellarin créateur d'applications de réalité augmentée, ont une vision encore plus audacieuse. Ainsi on pourrait créer des agences virtuelles ou des magasins virtuels pour s'implanter la ou on veut et comme on veut. Hervé Pellarin prend l'exemple d'un auto-entrepreneur créateur de T-shirt qui souhaite développer son activité et crée des magasins virtuels dans 20 villes du monde via une application mobile de RA. Un simple entrepreneur local peut donc prendre une dimension internationale.

Toutefois David Nahon, directeur du pôle de réalité augmentée chez Dassault Systèmes (une branche d'activité baptisée 3Dvia chez l'éditeur), insiste sur la nécessité d'aborder le sujet avec professionnalisme et de modérer l'aspect magique de la technologie: « Il va falloir laisser tomber le gadget juste bon à faire du buzz pour aller vers des solutions plus orientées vers l'expérience utilisateur ».



Lors de démonstrations interactives, on a eu l'occasion de voir plusieurs applications marquantes  :

Urban Dive de Pages Jaunes :

Urban Dive est une application urbaine permettant, grâce à une plateforme semblable à Google Streetview, de récolter des informations en direct grâce à un système de POI (points d'intérêt GPS) tagué sur les monuments, les bars et restaurants et tout autre lieu d'intérêt urbain. Il sera possible de lancer des rechercher localisées et de diffuser ses informations à son entourage sur les plateformes sociales à l'image de Foursquare.


Démonstration de l'application UrbanDive. D.R

Pagesjaunes envoie actuellement 6 voitures équipées de caméras panoramiques dans les grandes villes et les agglomérations. A terme, l'objectif est de couvrir les 150 plus grandes villes de France. La solution Urban Dive sera disponible à la fin de 2010.

Projet Reves  (Real & Virtual Environment Symbiose) de Laster

Ce projet développé par Laster en collaboration avec le Cité des Sciences, l'Inria, DreamInReal et Agenium, a pour but de montrer le potentiel des lunettes à écran transparent.

Projet Reves
Le Projet Reves à la Cité des Sciences. D.R
Cliquer sur la photo pour l'agrandir

La solution fonctionne par projection d'informations sur les lunettes et pas un système de capteurs permettant d'ajuster le contenu au positionnement des lunettes. La première application a été faite pour la Cité des Sciences à l'occasion d'une exposition sur les satellites et permettait de voir les orbites de ces mêmes satellites autour d'un globe terrestre en dur.



Playviz de Previznet

Playviz est une application destinée au web et réservée aux marques d'ameublement et de décoration. Elle permet aux utilisateurs de visualiser leur intérieur avec les meubles d'une marque. Les modélisations sont effectuées en 3D et s'intègrent après l'envoi par le client d'une photo de l'espace qu'il souhaite aménager.


Démonstration de Playviz pour Madeindesign.com. D.R

Unifeye Viewer de Metaio


Le Unifeye Viewer est un kit permettant de réaliser des applications de réalité augmentée. Il est développé par la société Munichoise Metaio. Il fonctionne classiquement par un système de tracking d'objet ainsi qu'avec le moteur Shockwave d'Adobe. La plateforme Unifeye viewer a été utilisée pour développer de célèbres applications comme la Lego Digital Box ou encore sur le Adidas Originals 3D Neighborhood.


Application Adidas par Metaio. D.R

Issy-les-Moulineaux teste la réalité augmentée sur iPhone
Les points d'intérêts de la ville d'Issy Les Moulineaux sont directement accessibles sur iPhone grâce à la réalité augmentée. L'application opérationnelle est baptisée iPhone IssySpots. Elle est disponible gratuitement sur l'AppStore depuis le 26 juin.

L'application permet aux personnes  équipées d'un iPhone de se repérer avec facilité dans la ville, grâce à la réalité augmentée. Cette  technologie  permet d'incruster ou de juxtaposer des objets virtuels ou des informations sur l'image filmée avec son smartphone.


L'image en réalité augmentée sur l'iPhone - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les principaux points d'intérêts de la ville (transports, entreprises, administrations) s'affichent en temps réel sur l'écran de l'iPhone de l'utilisateur en fonction de sa localisation, et permettent un guidage fluide vers les principaux centres d'intérêts de la ville.

L'application IssySpots inclut un annuaire de 500 points d'intérêt (entreprises, administrations, transports, structures culturelles ou sportives, écoles, crèches, parcs...) d'Issy-les-Moulineaux. En pratique, au lancement de l'application IssySpots, grâce à la réalité augmentée, il est possible de passer d'un mode d'affichage en plan à une visualisation 3D affichant les points d'intérêt à proximité. Une série de filtres (entreprises, noeuds de transport, jardins, administrations...) permet également de sélectionner les éléments à afficher.

Cette application est issue des équipes des chercheurs d'Orange et de Niji. Son extension pour Windows Mobile 7 sera réalisée en coopération avec Microsoft. L'intégration des services d'Orange permet également d'enrichir l'expérience en ligne de contenus personnels (mes contacts, mes favoris), les informations présentes à l'écran pouvant être directement enregistrées dans le répertoire mobile de l'utilisateur.

mardi 29 juin 2010

SFR lance son offre cloud computing

Infrastructure serveur

SFR lance son offre cloud computing

Edition du 29/06/2010 - par Jacques Cheminat

SFR Business Team a attendu le début des vacances d'été pour annoncer son service cloud. L'opérateur s'est associé avec HP pour proposer une offre d'infrastructure à la demande automatisée, sécurisée et simple d'usage.
Les opérateurs télécoms lorgnent de plus en plus vers les services à valeur ajoutée et le cloud computing en particulier. Avec un peu de retard par rapport à son grand rival, Orange Business Services, SFR Business Team a présenté son offre cloud. Le nom de baptême est « Infrastructure SI à la Demande », disponible le 1er juillet prochain et propose une mise à disposition de capacité de traitement informatique et de stockage. Concrètement, le tarif d'entrée est de 2800 euros, comprenant 5 comptes d'administrations, un accès à Internet jusqu'à 100 Mbits et un outil en ligne d'administration et de reporting. A cela s'ajoute, plusieurs formules de serveurs distinguées en Small (2Go de Ram, 1 virtual CPU) pour 120 euros/mois, en Large (4 Go de Ram, 2 virtual CPU) à 240 euros/mois et enfin Extra Large (8 Go de Ram, 4 virtual CPU) pour 460 euros/mois. En matière de stockage, le coût du Go mensuel est de 0,29€. Enfin, plusieurs OS seront disponibles, Debian (gratuit), Red Hat (25€/mois) et Windows (Web Serveur 20€/mois, Standard à 218€/mois et Entreprise à 292€/mois). Au regard des tarifs, Paul Corbel, directeur général de SFR Business Team indique : « nous visons d'abord les grandes entreprises pour connaître et comprendre le marché ».

Une automatisation version HP

Sur le plan technique, l'opérateur s'est associé avec HP pour déployer son offre en misant sur l'automatisation des processus. A partir d'un extranet, le DSI pourra choisir sa machine virtuelle, sa capacité de stockage (dans une limite de 3 To), plus certains outils de développement (LAMP, etc). En matière de virtualisation, Arnaud Bertrand, directeur des opérations techniques dans la BU Services Hébergés SFR Business Team souligne « nous supportons dans un premier temps VMware, mais très prochainement nous utiliserons KVM et par la suite HyperV ». L'activité entreprise de l'opérateur dispose de 6 datacenters en France (Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Caen et Paris).