lundi 13 décembre 2010

Cloud computing : beaucoup de candidats, encore peu d'élus

Dossier Cloud Computing (1ère partie)

Qu'est-ce que le « cloud computing » et quels bouleversements implique-t-il pour les acteurs de la filière IT ? C'est la première question abordée par ce dossier en trois volets. Les deux suivants traiteront des opportunités réelles de modèle et, enfin, ses perspectives de développement.


Dossier réalisé en collaboration avec
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« Two tiers, one tear » : ce n'est pas un jeu de mot formidable, cela pourrait juste être traduit par « une larme pour distribution à deux niveaux » (fournisseurs + grossistes + partenaires, tels que les revendeurs, intégrateurs, SSII, ISV, etc.). Concrètement, personne ne nie désormais que le cloud computing est l'une des opportunités de business les plus prometteuses pour les acteurs de la filière IT. Mais il est moins courant d'entendre que cette évolution peut difficilement concerner tout le monde. Certains profils de la distribution sont clairement exclus de ce nouvel écosystème.
De quoi parle-t-on ? Du passage d'un modèle économique fondé sur la marge commerciale réalisée sur la vente de matériels et de logiciels à modèle basé sur la commission perçue sur la vente d'abonnements. Concrètement, plus la part du négoce est importante dans l'activité d'un partenaire, plus le changement de modèle est complexe et coûteux.
De ce point de vue, le profil qui semble le plus menacé par le cloud computing est celui de grossiste généraliste. A ce jour, seuls quelques grossistes spécialisés, ou VAD (Value Added Distributor), se positionnent sur ce marché (voir notamment l'interview du Directeur Général délégué de Best'Ware, Joël Pera, parue dans le Distributique du 14 octobre dernier.

7,5% des partenaires Microsoft sont « cloud ready »

Pour prendre la mesure du bouleversement qui s'opère, on peut choisir comme mètre étalon le plus important réseau de partenaires du marché IT, à savoir celui de Microsoft. L'éditeur en compte plus de 10 000 en France. Or, l'éditeur reconnaît lui-même que seuls 750 d'entre eux proposent aujourd'hui son offre de cloud computing, soit 7,5% du total. Pourquoi si peu ? « Il faut tenir compte du fait que le programme n'a été lancé qu'il y a 18 mois et que seule une partie de notre offre est actuellement disponible en mode cloud computing, explique Gwenaël Fourré, Directeur Marketing de la Division PME-PMI et Channel de Microsoft France. Le but est bien que l'ensemble des applications Microsoft soient accessibles en cloud computing et notre engagement va s'accélérer début 2011, notamment avec le passage d'Office dans ce mode. Le nombre de partenaires concernés va donc fortement augmenter au cours des prochains trimestres ».
Au vu des objectifs annoncés par l'ensemble des grands fournisseurs de logiciels, d'outils ou de services cloud, l'année 2011 va donc être décisive pour se positionner, ou pas, dans le nouvel écosystème IT.
« Le passage au cloud computing est quasi impossible lorsqu'on commercialise essentiellement des infrastructures, ce qui n'était pas notre cas, estime Franck Ritter, Directeur Commercial de l'intégrateur Titanium, installé à Strasbourg et à Paris. Il faut par ailleurs savoir anticiper et gérer une forte baisse du chiffre d'affaires, par rapport à celui que génère la vente de licences. » Notamment partenaire de Microsoft, Titanium estime avoir passé le cap et prévoit plusieurs embauches pour les mois qui viennent.
Quelle part des partenaires IT pourra monter dans le train du cloud computing ? Le deuxième volet de ce dossier fera le point sur les initiatives prises par l'industrie comme au sein de la distribution pour qu'elle soit la plus importante possible.

300 000 activations quotidiennes pour Google Android

D'après le vice président développement de Google, 300 000 téléphones sous Android sont activés chaque jour, contre 270 000 iPhone. L'année prochaine, la firme de Mountain View compte sortir une nouvelle version d'Android spécifiquement conçue pour les tablettes.
Même si le succès de la plateforme Android a été largement commenté, on est tout de même surpris que 300 000 téléphones Android puissent être activés chaque jour. Et
pourtant, c'est ce qu'Andy Rubin, vice président du développement de Google, a indiqué la semaine dernière via son compte Twitter Ainsi que le signale Andrew Gomez, du site AndroidGuys, ce nombre est important parce qu'il est supérieur aux 270 000 iPhones activés par jour et revendiqués par Apple. «Cela signifie-t-il qu'il se vend actuellement davantage de téléphones Android que d'iPhone? s'interroge Andrew  Gomez. En général, les activations iPhone sont toujours élevées lors d'événements et de discours émanant de la firme de Cupertino. Il sera intéressant de voir comment l'entreprise réagira et  s'opposera face aux affirmations d'Andy Rubin ». Etant donné que la plate-forme Android est utilisée par plusieurs fabricants sur de nombreux types d'équipements, et qu'Apple ne sort qu'une nouvelle version de son iPhone par an, il n'est pas difficile de penser que les téléphones Android dans leur ensemble se vendent mieux que les iPhone.


Un manque d'éléments sur la façon dont ces chiffres sont calculés

Même ainsi, l'ascension de la popularité de l'Android a été très rapide, Google ayant annoncé à la fin du premier trimestre que les activations de terminaux sous son OS mobile atteignaient en moyenne 65 000 par jour. Vers le milieu de l'année,  la firme de Mountain View indiquait, en outre, que ce chiffre était passé à 200 000. Bien sûr, et comme le souligne notre confrère Daniel Ionescu, du magazine PC World, il est cependant difficile de se référer à ces chiffres en tant que valeurs nominales, car ni Google, ni Apple n'ont fourni d'informations sur la façon dont ils ont été calculés. Par exemple, Nokia a fait valoir que ses téléphones étaient activés à hauteur de 260 000 par jour, sans toutefois  préciser si ce chiffre incluait uniquement les smartphones ou les téléphones mobiles dans leur intégralité.

Android devrait se situer juste derrière Symbian

Pourtant, les projections de Google ne semblent pas trop étranges si l'on considère d'autres chiffres récents. En janvier, Android a doublé ses parts de marché sur le segment des systèmes d'exploitation pour mobiles. Par ailleurs, selon le cabinet d'études ChangeWave, au cours du troisième trimestre de 2010, les terminaux sous Android ont représenté 44% des ventes de smartphones. De plus, la société Nielsen, l'un des spécialistes de l'information et de la mesure d'audience, a déclaré qu'Android  était devenu, à l'automne dernier, le système d'exploitation le plus populaire auprès des récents acheteurs de smartphones, la seconde place revenant à égalité aux OS du RIM BlackBerry et de l'iPhone. De son côté, le cabinet Gartner a prévu que d'ici la fin de l'année, les ventes de terminaux sous Android dépasseraient celles des équipements basés sur les OS des BlackBerry et des iPhone, ce qui signifie qu'Android se situera juste derrière Symbian dans la liste des OS les plus utilisés dans le monde. Depuis ses débuts à l'automne de 2007, Android est apparu sur les nombreux smartphones de plusieurs opérateurs, comme Verizon Motorola Droid et Sprint HTC Evo 4G. L'année prochaine, Google prévoit de sortir une nouvelle version de l'OS Android qui sera spécifiquement conçu pour les tablette
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vendredi 10 décembre 2010

Autodesk à l'heure de la modélisation 5D

Autodesk à l'heure de la modélisation en « 5D »

Edition du 10/12/2010 - par Jacques Cheminat avec IDG

La convergence de la 3D, des données géospatiales et l'ingénierie de conception vont autoriser des modélisations en 5D [cinq dimensions], améliorant ainsi les logiciels d'Autodesk, mais également apporter une aide pour les professionnels de l'urgence.

Lors d'un déplacement en Malaisie, le directeur de la technologie d'Autodesk, Geoff Zeiss a dit que la convergence des données géospatiales, l'ingénierie de conception et la 3D - SIG, [les systèmes d'information géographique] CAD [conception assistée par ordinateur] et BIM  [modélisation d'informations sur les bâtiments] BIM - devront permettre à l'éditeur d'offrir des solutions de modélisation en 5D. « L'approche 5D donne un contrôle plus approfondie d'un projet dans sa conception 3D en intégrant une notion temporelle [la quatrième dimension] ainsi que l'implication financière en temps réel des changements. La capacité de visualiser en instantané ces impacts économiques à chaque variation du projet constitue la cinquième dimension » a déclaré Geoff Zeiss.

Il ajoute que cette stratégie a permis une collaboration approfondie entre les différents programmes. « Ainsi, le problème de la Détection Clash (gestion des collusions lors du développement d'un produit) peut être résolu grâce à la modélisation intelligente, même si la 4D est déjà capable de le traiter. Si l'on utilise un modèle en 3D, il faut le lier à des applications de gestion de projet, qui fonctionnent sur des instances, visant à considérer le projet de manière temporelle. »

Les modèles SIG à destination des équipes d'intervention d'urgence


« Un des grands avantages de cette modélisation convergente est la capacité de démontrer l'impact des projets sur les infrastructures à des publics différents, en général non spécialisé » a déclaré Geoff Zeiss. « Google ou Bing montrent l'extérieur des bâtiments en 3D, mais si je suis une équipe d'incendie de secours, j'aurais également besoin de voir l'intérieur des bâtiments » souligne le dirigeant et d'ajouter « la combinaison des données géospatiales avec les informations d'ingénierie à travers n'importe quel navigateur internet est inestimable dans de telles conditions. »

« Environ 90 % des informations relatives aux évaluations environnementales et les plans sont déjà géolocalisées, selon une récente note de l'institut Inspire (une initiative européenne qui implique 27 pays de l'Union européenne qui partage des données sur l'environnement.) La plupart des gouvernements ont 80% de leur information qui intègre une dimension géospatiale. La police et les services d'incendie auront besoin à l'avenir de combiner ces informations avec des modèles 3D. »

Le succes d'Android contre la sécurité chez Apple en 2011

Android passera devant l´iPhone en France en 2011

Android passera devant l´iPhone en France en 2011 Fin 2010, un Français sur cinq possèdera un smartphone, dont 1,5 million de terminaux sous Android. Un succès qui se confirmera l'an prochain avec des prévisions annonçant 4 millions de smartphones Android en base installée.
La déferlante Android ne fait que commencer. Avec près de 18% de parts de marché cette année en France, l'OS de Google devrait atteindre les 29% de parts de marché l'année prochaine selon les prévisions que nous a présenté le cabinet d'analystes IDC.

Android est ainsi passé de 2 à 18% de parts de marché en quelques mois en France. D’ici 2013, la croissance de l’OS signé Google atteindra 40% chaque année, soit la croissance la plus importante du marché. A cette échéance, le parc installé Android s'établira alors à près de 8 millions de terminaux en France.

La suprématie d'Apple est en passe d'être terminée. Dès 2011, il se vendra plus de smartphones Android (29% PDM) que d'iPhone (26% PDM) en France selon IDC. Les estimations concernant le marché français évaluent à 10 millions le nombre de smartphones qui devraient trouver preneur l'année prochaine. Et, en 2012, le nombre de smartphones Android sera plus important que celui des iPhone en termes de parc installé.

Le succès Android

Cette déferlante est logique. Elle s'explique en premier lieu par un effet quantitatif. Les constructeurs intégrant Android dans leur smartphones étant plus nombreux (Samsung, LG, HTC, Motorola, Sony Ericsson, ZTE ou encore Alcatel), il est normal que l'OS de Google devienne à terme plus répandu que iOS présent dans les seuls terminaux d'Apple.

Deuxièmement, l'ouverture d'Android est plus grande, notamment vers les tablettes tactiles et autour de la télévision (Google TV). D'où un nombre de partenaires plus important à jouer la carte Android.

Enfin, les développeurs sont de plus en plus séduits pour développer des applications sur Android Market grâce à des perspectives importantes. Ils sont toutefois plus nombreux à pencher en faveur d'Apple et son Apple Store qui bénéficie d'une plus grande sécurité et qui ne souffre pas du risque de fragmentation que l'on rencontre avec les terminaux Android.

mardi 7 décembre 2010

Livre Blanc Cloud Computing / Sécurité - SYNTEC

Cet ouvrage vient compléter et détailler le premier livre blanc Cloud Computing édité par Syntec Numérique en avril 2010. Apprendre en avançant
L’informatique, comme de nombreux domaines innovants, apprend en avançant. Ceci est vrai pour le Cloud
Computing, dont les offres se définissent un peu plus précisément chaque jour. Ceci est tout aussi vrai pour les
problématiques sécuritaires des TIC en général, et du Cloud Computing en particulier ! Cet ouvrage constitue donc
une « photographie » des risques et solutions connus, traités et utilisés au moment de la rédaction de cet ouvrage
(août à novembre 2010).
Cloud Computing &/ou Cloud Storage
Ce livre Blanc concerne principalement, et à dessein, le Cloud Computing (sécurité des données contenues dans
les instances sur le Cloud). Seuls quelques paragraphes abordent explicitement les problématiques sécuritaires
du « Cloud Storage » (traitement des données stockées sur des plates-formes distribuées).
Téléchargez les documents relatifs à cet article :

Une tablette prototype Motorola sous Android 3 dévoilée




Une tablette prototype Motorola sous Android 3 dévoilée



Edition du 07/12/2010 - par Jacques Cheminat avec IDG NS

L'ingénieur en chef de Google Android a montré un aperçu d'une prochaine tablette de Motorola, un concurrent potentiel à l'iPad d'Apple doté d'un processeur plus puissant.
Un prototype de la tablette Motorola, équipé d'un processeur dual-core Nvidia 3D et de la version optimisée d'Android pour ce type de terminal - a été montrée par Andy Rubin, ingénieur en chef d'Andoid chez Google, à la conférence D : Dive Into Mobile.

Cet équipement tourne avec une version beta de HoneyComb (Android 3.0), qui devrait sortir l'année prochaine et a été développé spécifiquement pour les tablettes, selon Andy Rubin. Les développeurs pourront créer des applications tirant partie des grands écrans des tablettes, tout en fonctionnant aussi sur les smartphones. Google a également beaucoup travaillé sur l'interface utilisateur. Par exemple, le prototype Motorola ne comprend aucun bouton. Au lieu de cela, il utilise des boutons virtuels sur l'écran repositionnable en fonction de l'orientation de l'ardoise numérique. Une différence avec l'iPad, qui dispose d'un bouton central.

Google Maps pour mobile évolue sur mobile


Le responsable technique n'a pas été très loquace sur les spécifications matérielles ni sur la date de disponibilité de cette tablette. Il n'a pas non plus précisé quel processeur est utilisé, mais a déclaré: « Nvidia a vraiment un grand savoir-faire  en 3D et c'est formidable de travailler avec eux ». L'utilisation d'un processeur dual-core donnera une plus grande puissance à la tablette Motorola que la version actuelle de l'iPad, mais Apple pourrait équiper les prochains équipements de puces similaires.

Andy Rubin a montré sur le prototype la toute dernière version de Google Maps, qui sera disponible pour les téléphones mobiles dans les prochains jours, a-t-il déclaré. Aidé par les capacités 3D de la tablette, Google Maps affichera des ombres aux bâtiments, une fonctionnalité de zoom plus précise au niveau du sol.  L'affichage d'un paysage en 3D sera aussi disponible quand l'utilisateur inclinera la carte. Cette version est basée sur des graphiques vectoriels plus efficaces.